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LA SCENOGRAPHIE
ARTS VISUELS
DU MERCREDI 18 AU DIMANCHE 22 JUIN
Prairie des Filtres
Dans le cadre de la scénographie du site, le festival met à l’honneur des plasticiens originaires des Balkans en leur proposant de créer des oeuvres originales aux dimensions monumentales.
Le défi est de taille : un linéaire de 400 m pour le pont St Michel, 10 m de haut sur 15 m de large pour l’Arche du fer à cheval, 4 escaliers de sortie représentant 100m2 de surface à recouvrir. Cette année pour l’édition 2008 du Festival Rio Loco, consacrée aux Balkans, le public aura le plaisir de découvrir l’oeuvre de Iosif Kiraly qui investira le Pont St Michel et l’Arche du Fer à Cheval, et celle de Laura Todoran qui habillera les 4 escaliers de sortie sur la Prairie des Filtres, ainsi que divers éléments du site.
IOSIF KIRALY
« PANORAMAS »
Le travail de Iosif Kiraly s’articule autour des notions de perception, de temps et de mémoire. Ses reconstructions photographiques sont des images composées de poly-perspectives où chaque instantané agit en tant que «byte» d'information et de mémoire.
Les clichés sont pris approximativement du même endroit mais à différents moments (après des périodes composées de minutes, de jours, de mois voire d'années) ce qui donne par conséquent à l'image finale (construite ou reconstruite) une concordance spatiale mais une discontinuité temporelle.
Le projet « Panoramas » qui habillera un linéaire de 400mètres sur le pont Saint Michel « donnera à voir de longs panoramas constitués de rues, squares, ponts et autres espaces publics appartenant à différentes villes des Balkans, que j’ai pu visiter et photographier durant ces dernières années lors de mes différents voyages, constituant ainsi une source importante de documentation ».
Iosif Kiraly habillera également l’arche d’entrée du festival qui se situe dans la continuité du pont Saint Michel sur le rond point du Fer à Cheval.
BIOGRAPHIE
Né en 1957 en Roumanie, Iosif Kiraly est un artiste qui se partage entre installations, performances et mail art.
Très actif sur le plan international aussi bien comme
artiste à son propre compte que comme membre du collectif Subreal, il enseigne depuis 1992 la photographie à l’Université des Arts de Bucarest ; il crée en 1995 la Faculté des nouveaux médias au sein de la même institution.

LAURA TODORAN
LES SYMBOLES DES BALKANS
Les Balkans demeurent une région souvent peu connue du grand public, qui véhicule de nombreux fantasmes. Pour certains, ils représentent la musique, les tsiganes ou de façon plus générale, la fête et l’excès. Pour d’autres ils sont perçus comme une zone instable qui rime avec guerre, trafic et nationalisme. Pour faire comprendre cette région en évitant les principaux clichés et sans tomber dans les particularismes propres à chaque pays, je me suis concentrée sur les aspects communs que connaissent tous ces peuples. Cette dimension, bien réelle, est souvent cachée car chaque pays et chaque minorité veulent se différencier de son voisin. Il existe pourtant de nombreuses convergences, comme la place des hommes

et des femmes, les superstitions, la vie au jour le jour, le besoin de s’affirmer, les difficultés économiques…
L’installation « les symboles des Balkans » est une invitation à déchiffrer une autre réalité sur de nombreux aspects qui caractérisent la vie dans cette région. Pour mieux comprendre le quotidien, le festivalier se retrouve face à des images et des mots connus mais dont le rapprochement peut lui paraître surprenant ou inattendu. Ces contrastes forts incitent le public à chercher un sens particulier pour comprendre ces associations et donc à rentrer dans un univers nouveau. Pour chacun des pictogrammes un petit texte permet d’approfondir ces différents aspects.
Le parcours comprend une dizaine de symboles qui représentent uniquement des traits communs qu’on retrouve dans tous les pays des Balkans. Il s’agit ici de souligner ce qui rassemble tous ces peuples.
BIOGRAPHIE
Née le 13 août 1980, à Pancevo en Serbie, diplômée de l’université des Beaux-Arts de Bucarest et spécialiste en fresques murales, elle mène depuis plusieurs années un travail autour du langage universel, de la plastique des sentiments et des écritures sans lettre.
Elle mélange dans ses travaux les supports photo, vidéo et picturaux tout en développant un style graphique qui combine l’esthétique publicitaire et la symbolique.
Parallèlement à ses travaux, elle élabore et fait des performances au sein de plusieurs groupes : « Art is not dead », « Puls 1000 » et « ~28 ».
VALORISATION EPHEMERE D'UN LONG PROCESSUS DE CREATION COLLECTIVE
Un artiste étranger, 5 intervenants toulousains, une cinquantaine de lieux d’ateliers et plus de 700 participants de tous les âges : voilà une alchimie renouvelée chaque année par le festival Rio Loco depuis 2004 et l’arche gigantesque fleurie de Yolanda Gutierrez.
Land art, peinture, arts plastiques, photographie, graf’ ou détournement d’objets, tous les moyens ont été bons pour découvrir un pays à travers sa création artistique contemporaine. Les résultats de ces ateliers menés de janvier à mai, différents chaque année, sont ensuite mis en valeur sur le site du festival dans un projet global de Scénographie dessiné par Gilles Tanguy.
Pour entrer sur un espace transformé, pour se balader au fil des oeuvres, pour plonger littéralement dans le Rio Loco dès le premier pied posé sur l’herbe garonnaise…
Cette année, un travail de déclinaison de l’oeuvre est lancé avec les intervenants locaux Pascale Baousson, Fédérico Diaz, Delphine Fabro, Lucille Mousson, Emilie Saurel et Marie Thomas, choisis sur leurs projets artistiques « à la manière » de Iosif Kiraly et de Laura Todoran.
En 2008, 51 structures toulousaines dévolues aux loisirs ou à l’insertion sociale proposent ainsi à leurs publics de s’immerger pendant plusieurs mois dans la thématique de Rio Loco. Une fois leur imaginaire émoustillé par les images et musiques des Balkans, ces participants âgés de 3 à 83 ans pourront entre janvier et mai prochain créer leur part de festival.
Pour partir à la rencontre des autres, pour changer de point de vue sur les Balkans, pour faire sien ce festival parfois lointain …
Chaque petit bout de scénographie, chaque création individuelle faite aux 4 coins de la ville trouvera sa place dans l’aménagement collectif du site de la Prairie des Filtres le temps du festival.
Sur le chemin des scènes, les festivaliers pourront circuler dans ce labyrinthe de créations ludiques, protéiformes et plastiques couvrant tout l’espace plein vent du festival Rio Loco.
Chaleureux remerciements aux services municipaux Affaires sociales, Animation Socioculturelle et Vie Scolaire de Toulouse sans qui ce projet d’envergure ne pourrait voir le jour.
